Communiqué de presse
Les banques, les assurances, les sociétés financières sont dans l'actualité économique depuis la crise financière.
Après avoir été aidé par la puissance publique, le retour attendu pour aider à la relance économique n'est pas au rendez-vous.
Et pourtant, il y a des milliards de résultats nets de réalisés
BNPP 7 ,8 Milliards en 2010 4 ,5 Mds 1er trimestre 2011
SG 4 ,3 1,9
CA 3,6 2,4
BPCE 3,6 1,9 etc…
Alors que les salariés ne sont ni des nantis, ni responsables de la crise, ce sont eux qui sont ciblés par des suppressions d'emplois, une austérité salariale décrétée d'en haut et des conditions de travail et de relation avec la clientèle qui se dégradent.
Les attentes des clientèles en matière d'accès au crédit, d'épargne, d'assurance ... ne sont pas au centre des préoccupations des dirigeants.
A l'inverse les mesures de suppressions d'emplois peuvent mettre en cause l'activité de financement et de conseil à la clientèle.
Tout ceci repose sur l'illusion de satisfaire les marchés financiers, les agences de notations, les analystes boursiers etc ... Et tout cela ne marche pas !
Pour dénoncer cette situation, rétablir la vérité sur les salariés des banques et des assurances qui perçoivent des salaires dans la moyenne du salariat ;
Pour faire valoir d'autres propositions sur le rôle de la banque et de l'assurance ;
Nous vous invitons à participer au rassemblement à Paris 18, rue Lafayette le 13 décembre 2011 à 12 h 30.
Celui-ci réunira des salariés de toutes les entreprises des secteurs financiers.
Dans son discours prononcé à Toulon hier, Nicolas Sarkozy a annoncé un somment réunissant syndicats et employeurs sur l’emploi en janvier.
Le cadre dans lequel s’inscrit cette annonce est limpide. Il tente de sauver une construction financiaro-économique qui apparaît à bout de souffle. Sa dénonciation de la financiarisation ne s’accompagne d’aucune critique des stratégies des banques. Au contraire, il dédouane banquiers et assureurs, avoue son impuissance à modifier le rôle de la Banque Centrale Européenne.
La question d’un partage plus juste et plus efficace des richesses n’est pas posée. Le cœur du système est protégé. Les détenteurs de capitaux peuvent dormir tranquilles.
Loin de répondre à l’aspiration commune d’une Europe sociale défendue par les syndicats européens, Nicolas Sarkozy préconise plus de discipline budgétaire, c’est-à-dire plus d’austérité pour les peuples pendant que les marchés et la spéculation continuent de dicter leur loi.
Ainsi, après avoir brocardé une nouvelle fois les 35 heures et la retraite à 60 ans devant une salle acquise à sa cause, le président de la République a demandé à nouveau des « efforts » aux salariés. Le président de la République prône « la levée des tabous qui freinent la compétitivité des entreprises françaises ».
En fait, à l’image des autres gouvernements européens qui s’efforcent de laminer les droits et conventions collectives qui protègent les salariés, le président de la République entend convoquer les syndicats en janvier pour imposer une nouvelle phase de déréglementation sociale.
Ainsi, le MEDEF préconise un transfert de 80 milliards de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur. Le discours présidentiel marque un assentiment à ce nouvel allègement massif du « coût du travail » au profit des actionnaires.
Parallèlement, le MEDEF revendique « la fin de la durée légale du temps de travail ». L’affirmation du président de la République indiquant « il vaut mieux travailler plus que de gagner moins » sonne comme un accord avec les revendications patronales.
A l’évidence, en l’absence de mobilisation forte des salariés, ce sont les revendications patronales qui seront au menu des discussions.
Il faut agir. C’est pourquoi la CGT appelle ses organisations à renforcer la préparation unitaire de la journée d’action du 13 décembre pour que les salariés se fassent entendre des décideurs par des rassemblements et des manifestations.
100% d’IPC, tenue correcte exigée,
toujours rien pour les salariés…
Les « négociations » salariales ont pris fin au LCL.
Encore une fois, la Direction a fait semblant de négocier et nous impose elle aussi une cure d’austérité.
Quel est le résultat ?
Mesures salariales :
- aucune augmentation générale ! Seul l’arbitraire des mesures individuelles va régner…
- 1,7% d’augmentation au titre des mesures salariales individuelles représentant à peine une enveloppe de 12 millions d’euros et ne concernant que 45% des salariés
Concernant les périphériques de rémunération :
- la valeur faciale du ticket restaurant est porté à 8,20 € (super !...)
- prise en charge de la taxe supplémentaire imposée par le gouvernement aux complémentaires santés (+ 3,5%). La part LCL passe de 21,50 à 24 €
- relèvement de l’allocation enfant handicapé et suppression de la limite d’âge
(200 familles environ)
il faut réagir ....
ensemble
Communiqué de la CGT
Le gouvernement mis en difficulté sur son projet de diminution des indemnités journalières liées aux arrêts maladie, sort aujourd’hui un troisième projet. L’instauration d’un plafonnement des compensations de salaire introduit ainsi au sein de l’Assurance maladie une différence de traitement entre les assurés sociaux. Ce sont à nouveau les salariés qui sont pénalisés, contrairement à ce qui est avancé. Pour la CGT, ce texte est aussi inacceptable que les deux précédents.
La CGT rappelle que les salariés s’assurent en cotisant à hauteur de 8,25 % de leur salaire, pour couvrir leur risque de maladie. A ce titre, ils sont en droit d’exiger d’être correctement couverts et d’être associés aux décisions les concernant.
A aucun moment, le gouvernement, le parlement n’ont demandé l’avis aux organisations syndicales. Pire, le matin même de la sortie de ce nouveau projet, les organisations syndicales de salariés et des employeurs siégeant à la CNAMTS devaient se prononcer sur le projet de décret sur le 4ème jour de carence, alors que le Premier ministre avait annoncé son retrait. A l’issue de cette réunion, nous apprenons par la presse, que le gouvernement et sa majorité parlementaire s’étaient entendus sur un nouveau projet.
Ces politiques qui décident seuls ignorent la réalité du monde du travail et méprisent ceux qui le font. La majorité des salariés ne s’arrête souvent qu’un ou deux jours, pour permettre le fonctionnement de leur service, n’étant pas remplacés pendant leur absence ; une réalité particulièrement vraie chez les nombreux fonctionnaires de l’éducation nationale et de la santé.
Pour les fonctionnaires et les salariés relevant des régimes spéciaux, l’instauration d’un jour de carence n’est rien d’autre que la diminution de leur rémunération puisque la couverture des prestations en espèce relève de leur employeur et de leur statut.
La réalité sur le coût des arrêts maladie repose essentiellement sur les arrêts longs de plus de 40 jours justifiés par des maladies graves.
La CGT, une des chevilles ouvrières de la création de la Sécurité sociale en France se permet de rappeler au Président de la République quelques fondements essentiels de la Sécurité sociale, lui qui y fait référence tout en les sabordant.
Cette nouvelle attaque contre les salariés ne résoudra rien à la situation financière de l’Assurance maladie, cette nouvelle disposition ne rapportant que 150 millions d’euros d’économies alors que parallèlement les exonérations de cotisations des entreprises représentent plus de 30 milliards par an.
La CGT avec les salariés porteront le 13 décembre, l’exigence d’un plan de relance de l’économie orientée vers le bien-être humain.
Montreuil, le 30 novembre 2011
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