CALENDRIER
LIGUE 1
SAISON 2008 - 2009

LE HAVRE
VALENCIENNES
LILLE

CALENDRIER SCOLAIRE
Mutuelle MPLCL
.
Les prémices de la crise que nous subissons, aujourd’hui, dépassent nos seules frontières.
Elle est mondiale et révélatrice d’un système économique qui a atteint ses limites.
Premier choc pétrolier en 1973, crise immobilière des années 1990, crise financière
internationale en 1998, bulle internet de 2000, puis la nouvelle crise issue de l’immobilier
actuelle : l’Histoire se répète inlassablement favorisant les quelques nantis qui tirent les
ficelles au détriment du plus grand nombre.
Des milliards d’€ et de dollars se sont évanouis, ont été engloutis .....
LA VIDEO DU DOCUMENTAIRE
DE FRANCE 2
DU JEUDI 13 MARS 2008
TRAVAILLER A EN MOURIR
Derrière l’Ukraine et les USA, la France est le
troisième pays où les dépressions au travail sont les plus nombreuses. A travers trois secteurs professionnels – la banque, les plateformes téléphoniques, la sidérurgie –, le réalisateur Paul
Moreira dissèque ces méthodes de travail, de management, d’organisation au pouvoir destructeur. Devant la caméra, les témoignages d’hommes et de femmes écrasés, usés, brisés par leur vie
professionnelle. Travailler à en mourir, un documentaire Infrarouge poignant et alarmant.
"Si je reprends le travail, le soir même, je suis hospitalisé" ;
"J’ai fait un malaise dans le magasin parce qu’ils m’ont licenciée" ; "Je préfère mourir que d’y retourner"… Des mots échappés d’un sanglot. Au service de pathologie professionnelle de l’hôpital de Créteil,
les salles d’attente ne se désemplissent pas. En quatre ans, les consultations pour souffrance au travail ont même été multipliées par trois. Une augmentation significative, symptomatique d’un
mal épidémique qu’aucune étude statistique globale ne permet aujourd’hui de réellement quantifier. Le corps médical alerte. L’actualité (la série de suicides au sein de la société Renault) parle
d’elle-même. Pour beaucoup de salariés, l’entreprise est devenue un lieu de souffrance, le travail un univers anxiogène, parfois destructeur. Si le harcèlement au travail a souvent été pointé du
doigt, les nouvelles méthodes de travail, d’organisation et de management méritent elles aussi d’être mises en accusation.
Les blessés de la finance
Immersion dans l’univers de la banque où règne le culte de l’objectif, du rendement à tout prix. "J’ai été frappé par l’émergence d’une vocabulaire
guerrier, explique Paul Moreira. Dans cette guerre, ceux qui échouent doivent faire face à leur honte". Ici, pour être efficace, le salarié doit apprendre à devenir agressif, quitte
à oublier sa propre nature. Pour l’aider, des stages de motivation au cours desquels il se retrouve spectateur d’un bien étrange folklore : différentes mises en situation professionnelles –
succession de saynètes sordides et caricaturales – jouées par les managers de la boîte. Pour Jean-Marc, conseiller en gestion de patrimoine, le message est rude : "On ridiculisait la
manière dont j’avais toujours travaillé". Une dévalorisation professionnelle amplifiée par de nouvelles procédures : communication par écrans interposés, agenda géré à distance…
"J’avais l’impression qu’il y avait une espèce de système anonyme qui me broyait et que les hommes ne me reconnaissaient plus". Et celui qui ne parvenait même plus à s’asseoir à son
poste de travail finit par s’ "écrouler" lors d’une visite médicale annuelle. Jean-Marc est déclaré inapte au travail. Définitivement. Au sommet de l’échelle hiérarchique, même pression.
Quand on demande à Roger, manager, de "traiter les gens à coups de pieds au cul", l’homme, à bout, est victime d’une crise d’angoisse. Aujourd’hui encore, il se sent incapable de
reprendre une activité professionnelle. Pour Michel Francoz, psychiatre, les patients font preuve d’une "hypersensibilité, une hyperémotivité, décrites comme des états de stress
post-traumatiques, comme après un attentat, une guerre. On retrouve les mêmes symptômes."
Sous totale surveillance
Claudia, ex-téléopératrice d’un grand groupe de téléphonie mobile, a frôlé la mort de très près quand elle a tenté de mettre fin à ses jours sur son
lieu de travail. "Je ne voulais pas mourir mais m’effacer", confie-t-elle à la caméra de Paul Moreira. Un passage à l’acte alarmant quand on sait qu’une étude médicale a récemment révélé
que, dans les centres téléphoniques, un salarié sur trois serait en détresse psychologique. Pour Claudia, tout a commencé à cause d’un dépassement moyen de 30 secondes dans ses temps de
communication. "C’est très déstabilisant de se savoir écoutée à n’importe quel moment, quand on sait qu’on est dans le collimateur, la faute se trouve toujours". Dans une ambiance de
total espionnage, la surveillance est permanente : contrôles des ventes en cours, temps de pause chronométrés, communications écoutées par un superviseur… lui-même surveillé à
distance !
Les invisibles de la précarité
Les travailleurs précaires sont les premières victimes de la réorganisation du travail. L’un des ouvriers d’une des sociétés de sous-traitance présentes sur les chantiers d’un géant de la
sidérurgie à Dunkerque témoigne : "ils gardent les postes stratégiques. Tout ce qui est travail de saleté, de chaleur, poussières, c’est sous-traité. Le matin, l’après-midi, la nuit…
C’est des postes supplémentaires quand on est au repos…Quand ils ont besoin, ils appellent (…) Ca me bouffe les nerfs", ajoute-il. Les intérimaires, une population salariale plus
flexible, docile aussi, car non syndiquée… Cette flexibilité, Jean-Luc Pruvost en a fait les frais. Victime d’une crise cardiaque, l’homme est plongé dans le coma depuis un an et demi. Un
accident survenu alors qu’il était censé être au repos… En attente d’un CDI, l’homme acceptait les heures sans rechigner dans l’espoir de se faire un jour intégrer. C’est chose faite aujourd’hui.
Un rêve contraint, un peu tard, par l’inspection du travail…
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