Dans ces « Repères Revendicatifs », la CGT propose de s'orienter vers un système fiscal solidaire, plus juste et plus efficace; notamment en réduisant le taux de TVA particulièrement sur les produits de première nécessité. La CGT ajoute que la TVA est un impôt injuste acquitté par tous les contribuables indépendamment de leur niveau de revenu et de leur capacité contributive.
La TVA dite «sociale » est la grande arnaque de ce début d’année.
C'est une fois de plus la démonstration que ce gouvernement gère les affaires pour les riches contre l'intérêt du plus grand nombre. Cette TVA « sociale» profiterait exclusivement aux entreprises en faisant baisser le salaire socialisé de tous les salariés, c'est - à - dire les cotisations sociales patronales qui nous permettent, notamment, de nous soigner.
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Notre système de santé et de sécurité sociale longtemps présenté comme le meilleur du monde est à nouveau pris dans la tourmente d’une affaire où l’émotion se conjugue à l’indignation, à la révolte.
Par milliers, des femmes découvrent avec horreur que leurs prothèses mammaires ont été délibérément fabriquées à partir de gel silicone non conforme.
Comme pour le Médiator, le sang contaminé, l’hormone de croissance, le fil conducteur reste la recherche du profit maximum.
Le « fric » avant toutes autres considérations.
Depuis toujours la CGT combat cette logique de marchandisation de la santé, du corps, du vivant, alerte sur les conséquences de la banalisation sans contrôle des actes de soins, de réparation
esthétiques.
Ce sont les renoncements par les gouvernements successifs à développer une véritable politique de santé et de sécurité sociale qui porte les germes de cette effroyable situation, tant humaine que
financière.
Des renoncements qui ont autorisé des industriels cyniques et corrompus à pouvoir pratiquer leurs basses œuvres.
Bien sûr, la justice va faire son travail.
Mais il faudra aller plus loin qu’une simple condamnation des criminels. Toute la lumière sur la chaîne des responsabilités devra être engagée, avec aussi l’interrogation sur le silence imposé
aux salariés.
Car ce scandale de trop est le fruit pourri de l’empêchement pour le monde du travail de son pouvoir et de sa capacité d’agir afin d’alerter et d’exiger des expertises. C’est un appel à la
transparence, à la démocratie dans et au travail. L’entreprise ne peut plus et ne doit plus rester un lieu de la soumission.
Le devoir absolu de réparation est, bien entendu, une exigence, une nécessité pour toutes ces femmes meurtries dans leurs chaires. La sécurité sociale, que se pouvoir méprise, doit et va s’engager
au cotés des victimes.
Mais les industriels ne peuvent pas à chaque crise sanitaire reposer leurs responsabilités sur les assurés sociaux.
La double peine infligée au peuple du travail n’a que trop duré…
La fin de marchandisation de la santé, la reconquête d’une sécurité sociale de haut, niveau, les moyens et l’autorité donnés aux organismes publics de contrôle, l’entrée de la démocratie dans l’entreprise reste des idées et des exigences neuves et impérieuses.
La CGT est engagée dans ce combat de vie.
La TVA sociale est "une arnaque", fruit d’un sommet jugé précipité, a dénoncé Bernard Thibault.
"Plus les heures passent, plus ce sommet s’annonce antisocial. Ce qui à l’origine était un sommet pour l’emploi va se transformer en sommet antisocial". Les propos
de Bernard Thibault, jeudi soir (5 janvier 2012) sur Europe 1, donnent le ton de l’année sociale qui débute. "Je le dis, je le répète, c’est une arnaque", a martelé Bernard Thibault. "Ce supposé
gain de compétitivité via une suppression de cotisations sociales ne sera pas compensé par une hausse de TVA", a-t-il estimé.
Bernard Thibault n’est pas enchanté par le sommet social organisé le 18 janvier par l’Elysée et multiplie les reproches. En plus de délais trop courts, les mesures
gouvernementales risquent d’être imposées sans dialogue.
Un risque de "pantalonnade médiatique"
"Nous avons fait des propositions", mais "ce sommet risque de se transformer en pantalonnade médiatique", a réagi Bernard Thibault, regrettant que le gouvernement
"agisse dans la précipitation, à quelques semaines d’échéances politiques".
Preuve de l’agacement de la CGT, "on prépare aussi le rendez-vous du 18 en organisant des rassemblements, des manifestations", a-t-il annoncé, invitant les Français
"à se mobiliser".
La TVA sociale, "une arnaque"
"Je le dis, je le répète, c’est une arnaque", a martelé Bernard Thibault. "Ce supposé gain de compétitivité via une suppression de cotisations sociales ne sera pas
compensé par une hausse de TVA", a-t-il estimé. "beaucoup de nos concitoyens y perdront en pouvoir d’achat".
Au moment même où la CGT était reçue ce matin par Xavier BERTRAND, en vue de la préparation du sommet « social » du 18 janvier prochain, le Premier Ministre annonçait de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement convoqué en session extraordinaire.
Or, sur la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne
s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président … ou sommet anti-social.
Pour la CGT, cette mesure est une arnaque, une mesure anti-sociale. L’augmentation de la TVA aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De
plus, la TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance et amplifier la crise.
L’instauration de cette TVA anti-sociale ne vise qu’à répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations sociales sur le contribuable et le
consommateur.
Pour la CGT, il y a d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre :
Communiqué de presse de la CGT Société Générale
Au terme d’une négociation conduite en lien étroit avec le personnel de SGCIB et
l’intersyndicale, la CGT a signé ce que nous considérons comme un accord de protection de
l’emploi.
Ce plan définit un socle de garanties qui devraient être la règle habituelle chez SGCIB pour la
gestion des reclassements plutôt que les dérapages constatés sous couvert de « mobilité des
sortants» ou d’évaluations truquées pour justifier des licenciements individuels.
Ce plan n’apporte aucune approbation à la décision de la direction de supprimer 880 postes en
France et 700 à l’étranger.
Au contraire, il prévoit explicitement qu’au cours de la consultation des instances
représentatives du personnel, une expertise sera mandatée pour examiner la valeur des motifs
économiques avancés par la direction pour justifier des suppressions.
En privilégiant les reclassements, et en excluant tout licenciement économique, il est
également susceptible de réduire les ambitions de la direction en matière de suppressions de
postes.
Ce n’est donc que le début d’une confrontation qui s’engage car nous ne partageons pas une
décision fondée sur une vision de circonstances pour la BFI, et donc pour la banque.
Copier les autres ne fait pas une stratégie à moyen terme Or c’est bien ce qu’attend le
personnel de SGCIB, qu’on ne peut convaincre en se contentant de s’auto féliciter de son
excellence.
Le départ récent de son patron, Michel Pérétié, qui était encore il y a peu lui aussi le meilleur,
pose la question de la manière la plus crue qui soit, qu’est-ce-que son successeur est chargé de
faire, à part liquider 880 postes ?
Tout cela sera sur la table dans les débats à venir.
Il faudra aussi, pour rétablir la confiance et « l’esprit d’équipe », revenir à un management qui
respecte les femmes et les hommes, et que cessent définitivement les pratiques de
management par la peur.
La Défense le 5 janvier 2012.
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LE 22 MAI 2009
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