La CGT a décidé de développer ses contacts avec ses adhérents et les salariés à travers les nouveaux moyens de communication et va lancer mardi une application iPhone et Android, avant une page Facebook prévue pour 2012.
Ces initiatives répondent à une attente car "les smartphones sont devenus un nouveau moyen de communication majeur de la société", a souligné lors d'un point de presse lundi, Eric Lafont, membre de la commission financière de la CGT.
Le syndicat prépare aussi le lancement en 2012 d'une page Facebook pour partager des articles et faire "remonter des idées". Il va aussi moderniser son site internet et développer son intranet.
"La CGT avance ainsi dans sa communication numérique. On a été intéressés de voir la capacité de la mobilisation de réseaux sociaux dans les révolutions arabes mais aussi en France", a souligné Michel Doneddu, secrétaire confédéral.
Il a ainsi rappelé le "buzz" crée sur internet suite à une procédure de licenciement lancée en octobre par un hypermarché Cora en Moselle, contre une caissière, déléguée CGT qui avait récupéré un bon pour un hamburger gratuit. "Il y a eu un tel buzz que la direction a été obligée de céder".
Par ses applications sur iPhone, la CGT entend atteindre ses adhérents, mais aussi "les salariés et les Français en général pour les informer des mobilisations de manière plus efficace", souligne Eric Lafont.
Les réactions de la CGT sur les l'actualité, le calendrier des événements, des informations sur les pétitions en cours et les luttes, la géolocalisation des organisations de la CGT, une demande d'adhésion en "4 clics", autant de possibilités offertes via smartphone.
L'application évoluera aussi vers un "format plus participatif". "Aujourd'hui, l'information est descendante" mais les salariés "veulent dialoguer, faire des propositions", soulignent les responsables cégétistes qui entendent développer cet aspect dans la préparation du 50e Congrès de la centrale en 2013 à Toulouse.
Les contacts établis via smartphone et Facebook ne se feront pas au détriment du rapport de la CGT avec ses adhérents, puisque la centrale va aussi développer "l'intranet, exclusivement réservé aux syndiqués", souligne M. Doneddu.
Le coût des applications iPhone et Android "est modéré", de l'ordre de 10.000 euros, a souligné M. Doneddu en soulignant qu'en revanche les dépenses globales d'investissements informatiques sont lourdes.
Source : AFP
L’application est aujourd’hui lancée dans sa version 1.0 autour de six boutons permettant d’accéder à l’actualité, aux dépêches et aux communiqués du site internet, à l’agenda, aux priorités revendicatives de la période, aux repères revendicatifs de la CGT. Ils permettent aussi de trouver la CGT autour de soi par l’utilisation des fonctions de géolocalisation. Enfin on pourra aussi adhérer en quelques clics à la CGT. Dans quelques mois l’appli évoluera vers une version 2.0 dans un format plus participatif qui permettra des échanges et des remontées d’informations et des contributions des utilisateurs.
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Administrateur de la CGT, Michel Doneddu répond à l’offensive contre les comités d’entreprise déclenchée après la publication du rapport de la Cour des comptes sur le CE de la RATP.
Propos recueillis par Yves Housson de l’Humanité.
La publication d’un rapport de la Cour des comptes sur le comité d’entreprise de la RATP donne lieu à une violente campagne de presse donnant à croire que les comités d’entreprise (CE) disposeraient et gaspilleraient d’énormes masses d’argent, et qu’il s’agirait là, comme l’écrit le Figaro, d’une « manne financière mise à disposition des syndicats ». Quelle est votre réaction ?
Michel Doneddu : Je m’inscris en faux contre l’idée que les financements des CE seraient une manne donnée aux syndicats. Les CE ont deux budgets. L’un, correspondant à 0,2 % de la masse salariale, représente le budget de fonctionnement du CE, et lui permet d’assurer son rôle de contrôle économique de l’entreprise. C’est avec ce budget que les élus du personnel peuvent notamment nommer des experts pour vérifier les comptes de l’entreprise, en cas de restructuration par exemple. Il y a depuis longtemps une campagne patronale visant à remettre en cause ce budget de fonctionnement, précisément pour porter atteinte à cette liberté des élus de faire appel à un expert.
L’autre budget des CE finance leurs activités sociales, et il est aussi stigmatisé…
Michel Doneddu : Certains voudraient que ces activités rentrent dans le marché. C’est le sens de la campagne du Figaro affirmant que des CE ont des budgets trop importants, et qu’il n’est pas normal que cela soit géré par des élus des salariés. Sous-entendu, mieux vaudrait que cela soit géré directement par les employeurs qui feraient appel à des sociétés de prestataires de services. On abandonnerait alors toute notion de tourisme social, de droits aux colonies de vacances pour les enfants des salariés, etc. Rappelons que le financement des CE est un salaire socialisé qui n’est donc pas versé directement aux salariés, mais sous une forme collective. Il est tout de même normal que ce salaire socialisé soit géré par les représentants du personnel, et non par leur employeur.
La gestion des CE souffre-t-elle d’un manque de contrôle ? Pour éviter tout risque, faudrait-il, comme le réclame le PDG de la RATP, séparer budget de fonctionnement et budget social ?
Michel Doneddu : Mais il y a déjà un devoir de séparation des deux budgets ! À l’inverse, nous avons eu des propositions de droite, visant à fondre ces budgets, en espérant qu’ainsi soit limitée la mise en oeuvre des fonctions économiques du CE. Nous nous battons, à la CGT, pour maintenir ces deux budgets distincts. Pour les grands CE, nous nous prononçons en faveur de la mise en place d’un contrôle par un commissaire aux comptes. C’est d’ailleurs en discussion en ce moment avec les pouvoirs publics. Nous ne revendiquons donc pas un contrôle par la direction de l’entreprise : c’est aux salariés, pas au patron, de manifester, au moment des élections du CE, des choix d’orientation, de reconnaissance de la qualité de la gestion ou pas. Il faut absolument garantir l’indépendance des élus vis-à-vis de l’employeur, sinon leur rôle de contrôle économique n’est plus possible.
La question du financement des syndicats est remise sur le tapis, en mettant en doute sa sincérité, sa légalité, en avançant des chiffres énormes (jusqu’à 4 milliards d’euros) d’argent qui tomberait de l’État dans la caisse des syndicats.
Michel Doneddu : C’est totalement fantaisiste. La CGT a publié, le 2 novembre, ses comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Il en ressort que les cotisations représentent 73 % de l’ensemble des recettes, et les recettes externes, 27 %. On a publié aussi le nombre de salariés employés à la confédération : sur 161 personnes, il y a 27 détachés de la fonction publique et de grandes entreprises publiques. Arrêtons de dire qu’il y a des milliers et des milliers de fonctionnaires qui font du syndicalisme et qui seraient mis à disposition par la fonction publique ! En revanche, on nous demande de siéger dans plus de 400 organismes, institutions, et nous n’avons aucun moyen pour faire ça. Tandis que la représentation du patronat dans ces instances, elle, se fait avec des salariés, des cadres ou dirigeants, payés par les entreprises et mis à disposition du Medef. Il y a une inégalité fondamentale dans le paritarisme, qui est passée complètement sous silence.
La crise n'a pas été provoquée par vous !
Et vous ne vivez pas au dessus de vos moyens !
Est-il juste que ce soit à vous de la payer ?
Mais le gouvernement veut vous faire payer les conséquences de cette crise, à vous, les salariés et les retraités !
Indignez-vous !
Vous subissez:
Vous allez subir:
Tout cela parce que des soit-disant "spécialistes" de la finance ont spéculé avec votre argent (Et joui aussi avec lui !), en le misant et en perdant dans "l'économie casino" des bourses et des marchés ! Cela s'appelle "voler" !
Vous avez donc été volé une fois; ils veulent donc vous voler une deuxième fois !
Indignez-vous !
Rendez-vous dans les rassemblements et les manifestations intersyndicales et interprofessionnelles prévues le mardi 13 décembre :
La dette, c’est chouette ? Sûr ?
Avec cette vidéo vous comprendrez tout sur la dette, d'où elle vient, et comment il faudrait faire pour en sortir.
Celui qui s’en sort encore dans les organisations actuelles du travail n’est pas le plus fort, ni le plus intelligent, mais le plus rapide. L’augmentation de la cadence des taches à accomplir est présente partout, dans tous les secteurs professionnels, à des niveaux d’intensification qui pulvérisent toutes les limites neurophysiologiques et biomécaniques. Le français est 3ème en productivité horaire au rang mondial.
Les effets de l’hyperactivité sur la santé sont connues : épuisement physique et psychique, troubles du sommeil, troubles de l’éveil, de l’attention, de la concentration, de la mémoire. Troubles cardio-vasculaires, hypertension ou hypotension artérielle, accidents ischémiques transitoires, troubles du rythme. Accidents du travail, conduite addictive.
Est-ce le travail qui nous fait courir pour une productivité sans cesse accrue? Ou bien, esclaves de la quantité, sommes nous accrocs au surtravail, shootés au travail comme d’autres à la drogue pour calmer notre vide intérieur ?
Dans certains métiers, on mesure bien l’échange du travail, du dévouement, de l’investissement d’énergie psychique et physique, de l’adhésion aux valeurs promues par l’entreprise contre la promesse de réussite, d’accomplissement, de pouvoir, d’argent, de possession d’attributs phalliques.
Proposer au salarié de devenir un héros en atteignant les objectifs qui feront la gloire et le prestige de son entreprise vient capturer notre envie de laisser une trace, de contribuer au développement d’une histoire, d’être reconnu par nos pairs.
Ce désir d’exister, d’être reconnu comme un être unique s’engouffre dans le travail, rien que le travail. Se détacher du travail devient impossible. Le travail devient toute la vie.
Nous allons suivre Bettina dans les chroniques de son burn-out qu’elle a accepté d’écrire pour nous.
1ère PARTIE
Cela fait déjà deux ans que je vis un cauchemar. J’ai travaillé pendant 30 ans dans une société Américaine, dans laquelle je me donnais à fond. J’avais toutes les qualités d’une parfaite assistante, je ne disais jamais non. Mes supérieurs hiérarchiques m’appréciaient et me félicitaient tout le temps. Mes évaluations annuelles étaient toujours au top, tout allait bien…
Le problème, c’est que ma charge de travail s’amplifiait de plus en plus, sans que je m’en rende compte : elle avait pratiquement triplé en 4 ans.
Mon corps me faisait souvent souffrir, je faisais des infections rénales à répétition. Je perdais du poids, je n’avais plus d’appétit, je vomissais très souvent.
Je faisais beaucoup d’insomnies.
Très souvent je me levais la nuit pour travailler sur des dossiers compliqués (c’est la nuit que je trouvais les solutions pour résoudre mes dossiers).
Souvent le matin je faisais des crises d’angoisse (tremblements, sueurs, vomissements et crises de pleurs), j’attendais que ça passe et hop ! c’était reparti….
Rien ne me stoppait, je refusais d’écouter mon corps. J’adorais mon travail, je me sentais indispensable et unique – je ne voulais pas décevoir ma hiérarchie, ils comptaient sur moi, je voulait
être un bon élément et je savais très bien que si je baissais les bras, tout d’écroulerait.
Je m’interdisais les échecs : ce travail c’était 30 ans de ma vie, je ne voulais pas le perdre.
Malgré ma persévérance, mon corps n’arrivait plus à me suivre, il me faisait de plus en plus mal, à tel point que j’avais de plus en plus d’idées suicidaires (me jeter sous le train, me jeter du 7ème étage de la société). Je ne savais plus comment m’en sortir, je n’avais plus de solutions, il fallait que je me suicide.
Je devenais un boulet pour moi-même, j’étais dépassée, chaque tâche journalière devenait une souffrance, tout devenait un effort surhumain.
Un mois avant de tomber malade, j’étais en vacances et je devais rentrer pour reprendre mon travail ; mais je n’y arrivais plus.
Je me suis donc jetée dans l’escalier, causant un traumatisme de la colonne vertébrale. Ca y est, j’avais un vrai prétexte pour ne pas reprendre le travail… mais la culpabilité m’envahissait et tant bien que mal j’ai repris sans être rétablie. La fatigue me gagnait de plus en plus, je me noyais en haute mer, je savais que j’étais en train de mourir…
Le 19 octobre, le médecin du travail est présente dans les bureaux pour nous vacciner contre la grippe. Je me fais donc vacciner, quelques minutes après ce vaccin je ne me sens pas bien, je vais boire un verre d’eau et là je m’écroule, plus rien, je n’arrive plus à respirer, je n’en ai plus la force. Ils appellent les pompiers (en présence du médecin du travail), ils me mettent sous oxygène, mais je respire de plus en plus mal. Ils appellent donc le SAMU et ils décident que me conduire à l’hôpital. Diagnostic : « BURN OUT ». C’était la première fois que j’entendais ce mot là.
Et là commence un autre combat; les médecins et la sécurité sociale ne connaissant pas bien ces maladies me disent que ce n’est pas un burn out mais un problème d’enfance ! Je n’ai plus la force de me battre, je les laisse faire.
Le médecin du travail s’inquiète pour moi et décide de m’envoyer dans un service spécialisé où, à mon grand bonheur, on comprend ce que je vis.
le médecin conseil m’a dit que la meilleure solution était de me faire licencier, car il était impossible que j’y retourne. J’ai donc mis fin à 30 ans de bons et loyaux services par une rupture conventionnelle, tous ces efforts et cette souffrance ne m’auront servi à rien.
J’ai tout perdu, aujourd’hui je ne sais vraiment pas ce que va devenir ma vie, je suis démolie, je ne me sens plus la force de recommencer quelque chose, j’ai perdu confiance en moi, je n’existe plus.
Le fait de ne pas savoir ce qui m’est arrivé me détruit de plus en plus, je garde malheureusement comme issue de secours le suicide, je n’ai plus l’énergie ni pour me faire du bien, ni pour me faire du mal, je ne peux plus avancer.
source site Souffrance et Travail
Communiqué de presse
Les banques, les assurances, les sociétés financières sont dans l'actualité économique depuis la crise financière.
Après avoir été aidé par la puissance publique, le retour attendu pour aider à la relance économique n'est pas au rendez-vous.
Et pourtant, il y a des milliards de résultats nets de réalisés
BNPP 7 ,8 Milliards en 2010 4 ,5 Mds 1er trimestre 2011
SG 4 ,3 1,9
CA 3,6 2,4
BPCE 3,6 1,9 etc…
Alors que les salariés ne sont ni des nantis, ni responsables de la crise, ce sont eux qui sont ciblés par des suppressions d'emplois, une austérité salariale décrétée d'en haut et des conditions de travail et de relation avec la clientèle qui se dégradent.
Les attentes des clientèles en matière d'accès au crédit, d'épargne, d'assurance ... ne sont pas au centre des préoccupations des dirigeants.
A l'inverse les mesures de suppressions d'emplois peuvent mettre en cause l'activité de financement et de conseil à la clientèle.
Tout ceci repose sur l'illusion de satisfaire les marchés financiers, les agences de notations, les analystes boursiers etc ... Et tout cela ne marche pas !
Pour dénoncer cette situation, rétablir la vérité sur les salariés des banques et des assurances qui perçoivent des salaires dans la moyenne du salariat ;
Pour faire valoir d'autres propositions sur le rôle de la banque et de l'assurance ;
Nous vous invitons à participer au rassemblement à Paris 18, rue Lafayette le 13 décembre 2011 à 12 h 30.
Celui-ci réunira des salariés de toutes les entreprises des secteurs financiers.
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ARTICLE PUBLIE
LE 22 MAI 2009
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