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La Direction nous en demande toujours plus, plus, et ceci sans l’accompagner par une augmentation conséquente et pérenne de nos salaires. Il n’est pas rare qu’en agence, un conseiller commercial ait un salaire net de 1100€ mensuel.
Cette situation est-elle acceptable ? La CGT répond par la négative.
En effet, nous avons de plus en plus de responsabilités (délégations, déontologie, etc.), nos conditions de travail se dégradent (il arrive qu’un Directeur assure la gestion des espèces, etc.).
Malgré les excellents résultats obtenus par LCL banque de proximité, force a été de constater que notre intéressement n’a pas été à la hauteur de ce que l’on attendait. Ceci est la conséquence de l’accord paritaire LCL / SNB / CFTC.
Pour autant, notre pouvoir d’achat ne doit pas se limiter à de l’aléatoire (RPC, CSV, etc.).
Il convient de s’attacher à obtenir une revalorisation de notre rémunération conventionnelle.
Les seuls minima prévus dans les textes sont clairement repris dans la Convention Collective de la Banque, par catégorie d’emploi et par niveau.
LCL ne doit en aucun cas y déroger !
Citons deux exemples :
- le Directeur d’agence est classé au minimum en « F » (depuis janvier 2006) auparavant en « E », quelle que soit l’unité. Même un DA d’une agence de 2 personnes doit être classé en F.
- un chargé d’accueil classé en « C » doit avoir une RBA de 15834€ minimum, base temps plein.
En plus des minima garantis par la CCB, LCL applique une politique de rémunération basée sur des « niveaux cibles ».
Encore une fois citons deux exemples :
- un nouvel embauché titulaire du baccalauréat sera rémunéré à hauteur de 17000€ (brut annuel),
- un titulaire d’un BAC+2 percevra 19000€ (brut annuel).
Nos collègues patrimoniaux « débauchés confrères » indiquent percevoir 30000€ (brut annuel), etc.
La politique salariale chez LCL reste opaque et « à la tête du client ».
Une revalorisation de nos salaires est tout à fait envisageable.
Face aux objections de la Direction, il n’y a pas lieu de se laisser culpabiliser.
Sans état d’âme, nous pouvons demander la revalorisation de notre situation,
en se basant sur ce qui précède, et sur les normes LCL définies dans le cadre d’ACP (Approche Commerciale Particuliers) où les niveaux cible sont les suivants :
- Un Conseiller d’Accueil est classé en « C » ou « D »
- Un Responsable Accueil Service en « G » ou « H »
- Un Chargé de Clientèle Particulier (Grand Public) en « C » ou « D »
- Un Conseiller Clientèle Particulier (M.H.G.) en « D », « E » ou « F »
- Un Directeur d’Agence en « G » ou « H »
- Un Conseiller Financier Professionnels en « G » ou « H »
- Un Conseiller Clientèle Patrimoniale en « F », « G » ou « H »
- Un Responsable d’Unité Commerciale en « H », « I » ou « J »
- Un Assistant Conseiller Clientèle Privée en « E » ou « F »
- Un Conseiller Clientèle Privée en « H », « I » ou « J »
- Un Responsable Conseillers Clientèle Privée en « I », « J » ou « K »
- Un Assistant Gestion de Portefeuille en « D » ou « E »
- Un Gestionnaire de Portefeuille en « H » ou « I »
- Un Responsable Gestion de Portefeuille en « I », « J » ou « K »
Pour obtenir la révision de votre situation (fonctionnelle et/ou salariale) et argumenter votre demande, il est nécessaire de s’appuyer sur des textes, et/ou sur la jurisprudence.
Chaque situation est spécifique et l’approche doit se faire dans un cadre individuel (ancienneté, fonction occupée, appréciations annuelles, etc.).
Vos représentants CGT de la DENO se proposent de vous accompagner dans vos démarches.
LA DAC EN PDF
AU 21 MARS 2011

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