Partager l'article ! CCE DU 13 AVRIL 2006: « Etre ou paraître » telle est la question. Les malaises rencontrés par les salari&e ...
« Etre ou paraître » telle est la question.
Les malaises rencontrés par les salariés, techniciens et cadres, dans toutes les unités de LCL ont conduit l’ensemble des organisations syndicales à interpeller la Direction au cours de la séance plénière du Comité Central d’Entreprise. A l’initiative de la CGT, une déclaration au nom des cinq organisations syndicales a été faite pour demander à la direction d’ouvrir des négociations sur les conditions de travail.
La Direction a été claire, elle refuse toute négociation sur ce sujet, ce qui a conduit la CGT et FO à quitter la séance plénière du CCE.
La Direction est résolue à continuer sa série de discussions pour trouver des substituts d’organisation afin d’éviter un point de rupture tant dans le réseau, dans les UAC et les unités fonctionnelles, éludant ainsi les questions centrales que sont les effectifs, la charge de travail, la formation.
Elle connaît parfaitement les différentes situations de travail pénible auxquelles sont confrontés les salariés avec des prescriptions qui sont incompatibles avec les moyens pour les réaliser.
Elle a pris des dispositions déportant sa responsabilité sur les seuls salariés.
Toutes les réorganisations, les évolutions technologiques visent seulement à améliorer la rentabilité de l’Entreprise au détriment des conditions de travail et de vie de ses salariés.
Travailler pour vivre, oui. Vivre pour travailler, non.
La dignité humaine doit passer avant les intérêts économiques. Une ambiance de travail sereine et une communication normale sont bénéfiques pour chacune des parties. C’est également le gage d’un travail de qualité au service de la clientèle et dans le respect de la déontologie.
Etre résolu à agir pour obtenir l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous, la préservation de votre santé physique et morale, c’est l’engagement pris par la CGT.
Dans l’unité la plus large, pour l’obtention de véritables négociations sur les conditions de travail, la CGT rencontrera les autres Organisations syndicales afin de déterminer un « cahier revendicatif » et leur proposer un action commune pouvant aller jusqu’à la grève.
DECLARATION COMMUNE CFDT, CFTC, CGT, FO, SNB
« Monsieur le Président du CCE,
Comme vous le savez, début mars, l’Inspection Générale « affaires spéciales » a effectué une opération « coup de poing » sur la DPP d’Aix-en-Provence, consécutivement à l’OPO EDF et plus précisément du fait du nombre de reventes supérieur à la moyenne nationale. La DPP de Marseille était dans le collimateur pour les mêmes raisons.
Le rôle nécessaire de l’Inspection Générale en matière de respect des règles et procédures ne peut se concevoir que dans un cadre respectant la dignité et l’intégrité morale des salariés de l’entreprise.
En l’espèce, l’ensemble des Délégués du Personnel présents sur cette DPP a constaté, témoignages à l’appui, que les inspecteurs ont usé de méthodes inacceptables pour obtenir des aveux écrits de la part de commerciaux suspectés d’avoir commis des irrégularités.
Chantage, menaces, pressions de toutes sortes, contenu des lettres quasiment dicté ou fortement suggéré, etc …, tel a été le lot des salariés concernés et près d’une vingtaine de lettres ont ainsi été extorquées en une journée.
L’intervention rapide et efficace des syndicats a permis de mettre fin à ces pratiques.
Le 3 mars, sur demande unanime des élus locaux, une séance extraordinaire de CE s’est tenue au cours de laquelle il a été demandé à la Direction la restitution des courriers obtenus sous la contrainte.
La Direction a refusé de répondre dans l’immédiat à cette demande et proposé d’en référer à la DG. Les élus à l’unanimité ont décidé de suspendre les réunions de CE et des CHSCT sur l’ensemble de la DE jusqu’à restitution de ces courriers.
Le 22 mars, la Direction a réuni les Organisations Syndicales à Aix-en-Provence pour les informer du refus de restituer les lettres en question.
L’ensemble des syndicats a donc décidé de poursuivre la suspension de ces instances.
Au-delà de l’injustice et de la discrimination qui frappent les salariés, qui ont été contraints de signer ces lettres, parce qu’ils ont eu la « « malchance » d’être interrogés les premiers par l’Inspection Générale, se pose plus généralement le problème des conditions de travail et plus précisément de la pression morale exercée à tous les niveaux de la hiérarchie pour tenir les objectifs démesurés et en constante progression.
Dans le contexte actuel, les commerciaux sont contraints de faire un choix cornélien :
¨ Soit ils atteignent ou sont proches des objectifs, mais pour ce faire ils prennent quelques « libertés » avec le code de la déontologie ;
¨ Soit ils respectent scrupuleusement celui-ci, mais quasiment sans espoir de réaliser les objectifs avec les conséquences que l’on peut imaginer.
Est-il acceptable que la hiérarchie, jusqu’au niveau le plus élevé, sache pertinemment que les commerciaux sont contrains de travailler à la limite, voire parfois, en dehors des règles pour obtenir les résultats imposés, et que cette même hiérarchie sanctionne ces salariés en oubliant purement et simplement leur propre responsabilité.
Aujourd’hui, il nous semble indispensable, eu égard à ces dérives dangereuses qui ne feront que s’aggraver, de se servir de ce qui s’est passé dans la DPP d’Aix-en-Provence, pour ouvrir de véritables négociations sur les conditions de travail du personnel et non plus se contenter de vagues discussions visant uniquement à désamorcer le mécontentement mais en aucun cas à résoudre le problème de fond.
Les élus du CCE vous demandent, Monsieur le Président, d’intervenir, dans un premier temps pour que l’ensemble des lettres soit restitué aux intéressés. Il s’agit d’une revendication essentielle et même cruciale qui concerne l’ensemble des salariés que nous représentons et dont la satisfaction permettra que les IRP puissent fonctionner normalement dans la DEM.
Dans un deuxième temps, nous vous demandons d’ouvrir rapidement des négociations sur les conditions de travail, avant que leur dégradation n’aggrave le mécontentement du personnel.
Nous vous remercions, Monsieur le Président, de nous avoir écoutés.
Nous espérons que vous nous avez également entendus. »
LA DAC EN PDF
AU 21 MARS 2011

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