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La Direction utilise une communication partiale et indigne envers tous les salariés.
En effet, à quelques jours des élections elle vous adresse, avec votre bulletin de paye une « note d’emploi » pour voter en ligne. Elle précise que cette modalité a été entérinée par CFDT, CFTC, FO, SNB, sans indiquer pourquoi la CGT ne l’a pas entérinée.
La Direction a-t-elle fait une telle propagande lorsqu’il s’agissait d’un accord salarial signé au rabais par la seule CFDT ou pour un accord senior signé par le seul SNB, accord qui pérennise le rejet des seniors qui ont, par leur expérience, beaucoup appris à l’entreprise, mais qui ne correspondent plus à la culture actuelle de la Direction ou par un accord signé par FO, SNB, CFTC, qui accepte 3719 suppressions de postes d’ici fin 2010 ?
Bien sûr, sur ces questions la Direction s’est bien gardée de communiquer.
Pour vous salariés, le vote électronique n’est qu’une anecdote, il peut vous paraître indifférent, ludique, moderne ou aléatoire.
En fait la Direction vise l’électorat des jeunes, car ils sont la principale incertitude sur le résultat des élections.
Alors les jeunes, votez pour ceux en qui vous avez confiance et non pas pour une publication photographique du journal « LCL lemensuel » où les signataires ont malheureusement accepté de se prêter à un jeu qu’ils auraient combattu s’ils n’avaient pas été signataires.
Au fait, combien de gaspillage papier (note dans le bulletin de paie de février, « LCL mensuel », le mémento adressé aux managers pour les réunions dans le personnel, etc.) de la part de la Direction pour favoriser les autres syndicats, alors que l’argument principal sur le vote électronique était l’économie de papier ?
Pour notre part, nous sommes toujours favorables à l’envoi par lotus de nos expressions ce qui économiserait du papier. Hélas, la Direction continue à refuser ce mode de communication.
Pendant toutes ces manœuvres, nos militants CGT, dans tout l’hexagone, ont discuté avec les salariés pour des augmentations de salaire pérennes, l’amélioration des conditions de travail avec des effectifs en conséquence, contre la déstructuration du réseau et des Unités Métiers et fonctionnelles.
Si vous ne voulez pas que la CGT soit seulement le dernier rempart face à vos problèmes graves, faites en sorte que la CGT soit votre premier rempart face à vos problèmes quotidiens.
Faisons ensemble une CGT plus forte.
La Direction sera contrainte, grâce à vous de nous écouter plus encore, comme elle a été contrainte de le faire sur de nombreux dossiers comme nous l’avons écrit dans le « Quat’ pages » et dans d’autres écrits, notamment sur l’allongement du temps de transport ...
Nous sommes convaincus que l’unité syndicale, le rassemblement des salariés sont indispensables au-delà des différences politiques, culturelles et cultuelles.
La CGT s’engage à agir en ce sens.
Malgré l’engagement de fin d’année 2009, non tenu par les autres Organisations Syndicales, la CGT, elle, a tenu le sien, en appelant à la grève du 23 février. Cette grève aurait été plus suivie si elle avait été unitaire. Nous sommes convaincus qu’elle a été comprise par tous.
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Le Ministre du travail vient d’annoncer dans la presse la mise en place d’une commission, présidée par M. Mougin, en vue de préparer une « simplification du code du travail ».Il prétend que « les critiques portées à la complexité du système sont assez unanimes. » Il s’agit sans doute d’une unanimité au sein du MEDEF, mais en aucun cas parmi les organisations syndicales. Cette décision fait à nouveau la démonstration que le gouvernement se fait le porte-voix des intérêts patronaux. Elle confère aux déclarations du Président de la République assurant vouloir moraliser le capitalisme une réalité de rodomontades politiciennes.
Alors que les emplois sont supprimés par centaines de milliers, que la spéculation financière a porté des coups meurtriers au potentiel industriel du pays, que la précarité frappe la jeunesse et l’ensemble de la société, comment oser prétendre que l’emploi serait surprotégé par une législation du travail trop rigide ? Ce sont les salariés qui sont victimes de l’insécurité, et c’est la « sécurisation juridique » des entreprises à laquelle travaille le gouvernement, autrement dit la possibilité qu’elles puissent licencier encore plus facilement.
Alors que dans la délibération sociale l’ensemble des organisations syndicales posent la question des droits collectifs d’intervention économique dans les entreprises, par cette annonce le gouvernement tente à l’évidence d’exercer une pression favorable à la partie patronale.
Pour la CGT, cela souligne la nécessité du renforcement des expressions revendicatives, de la mobilisation et de l’unité d’action, l’actualité de la déclaration unitaire du 15 février et l’appel à la journée d’action du 23 mars.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis 3 semaines, l’ensemble des militants C.G.T. parcourt tout l’hexagone et recueille de la part des salariés un véritable sentiment d’injustice :
-les mesures salariales sont divisées par deux, du fait qu’il n’y a aucune mesure salariale générale et alors que LCL affichera fin février les meilleurs résultats parmi les grandes banques ;
-le stress ne cesse d’augmenter, du fait d’objectifs exagérés et d’effectifs insuffisants. Ce stress s’accroît du fait d’allongement de temps de transport, lié à des déplacements de sites et à une mobilité de salariés d’une agence à une autre du fait de la réorganisation du réseau.
Les salariés estiment tout à fait légitime la grève du 23 février et regrettent l’absence des autres Organisations Syndicales dans ce mouvement, auquel ils avaient pourtant annoncé leur participation fin décembre.
Certains mêmes posent la problématique de sa reconduction.
Les jeunes salariés, dont les perspectives de carrière sont de plus en plus limitées, sont très « remontés » face au manque de considération de la Direction.
Même si la C.G.T. est à ce jour seule dans ce mouvement, il marquera un tournant important dans la construction des négociations à venir et de nombreux adhérents issus d’autres Organisations Syndicales suivront cette action.
La Direction fait la sourde oreille. C’est bien la preuve qu’elle est inquiète sur la participation des salariés au 23 février.
En effet, les salariés, à coup sûr, sauront démontrer, dans ce mouvement et lors des élections à venir du 11 au 17 mars, qu’une sanction doit être donnée à la Direction.
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