COMPTE RENDU du C.C.E. du 08 DECEMBRE
L’actionnaire responsable d’un plan d’austÉritÉ
Cette séance plénière ordinaire du Comité Central d’Entreprise est ouverte sous la présidence de
Mme Broches – DRH, en présence de M. Nanquette – Directeur Général du LCL.
Avant d’engager l’ordre du jour, une déclaration intersyndicale relative au projet « Bienvenue » est lue. Dans cette dernière les Elus « attirent l'attention de la Direction sur les inquiétudes du personnel concernant le déploiement de l'offre « BIENVENUE » dans le réseau ». Elle dénonce « l’institution un rituel théâtral à la limite du grotesque lors des ouvertures de nos agences… la volonté de définir un code vestimentaire, imposer des règles abusives portant atteinte à la liberté de chacun », règles contraire au règlement intérieur de novembre 2007.
Les différents intervenants de la Direction Générale, à l’évocation de différentes situations (refus par un Responsable que les salariés viennent en pull-over, etc.) indiquent que certains managers sont dans l’excès. Au sujet des haies d’honneur, elles sont qualifiées de « ridicules ». Sans revenir sur la cérémonie, il est indiqué que les équipes doivent créer « un code », afin que cela devienne naturel !
La CGT gage sur l’intelligence des salariés qui, nous n’en doutons pas, se soumettront quelques jours et reprendront le cours normal de la vie en agence… très rapidement.
Au fait, les oriflammes -fort coûteuses- de M. Paillassot, on les sort toujours devant l’agence ?
Avis sur le projet d’accord salarial pour 2012
Mme Broches décline le projet qu’elle entend faire avaler aux élus et indique que si elle ne recueille pas de signature elle élaborera un Procès-verbal de désaccord qui reprendra l’intégralité des points repris dans le projet d’accord. Vous avez dit, dialogue social ?
Sur le projet d’accord salarial pour 2012, la CGT indique que la négociation n’a pas été loyale et sérieuse, car nombre de questions posées tant par la CGT que par les autres syndicats ont obtenues des réponses partielles, soit négatives pour toute ou partie sans véritable motivation.
FO, tout comme la CGT, considère que la négociation n’est pas terminée.
Pour la CGT, notre revendication d’attribuer, a minima, 200 € mensuels pour toutes et tous est possible, crédible et mérité.
Le CCE a émis un avis négatif sur le projet d’accord salarial pour 2012.
Contre : CFDT, SNB-CGC – NPPV : FO, CGT.
Information sur l’actualisation du plan Centricité Clients 2013
Au nom de la crise, le Directeur Général informe les élus de la décision de l’actionnaire de replier de la toile. Comme dans pareil cas un document est remis sur table, pour éviter que les élus (certains) en aient connaissance préalablement.
Ainsi la Direction revoit à la baisse certaines de ses ambitions :
§ seules 45 agences ouvriront, au lieu des 90 prévues ;
§ gel des effectifs à 19.960 ETP, soit +380 / décembre 2010, « nous n’irons pas au 20.220 prévues » ;
§ en terme de conquête la volonté d’ouverture de comptes particuliers passe de 630.000 à 550.000 ;
§sur l’octroi de crédit, il devra suivre la collecte.
D’autres à la hausse :
§ la productivité, + d’IPC pour une rémunération variable stable ;
§ le coefficient d’exploitation à atteindre pour fin 2013 passe de 64,9% à 63,5% ;
§le hausse des frais généraux sera limitée à +0,32% contre +4,2%.
A la vue de ce plan de rigueur, la CGT invite la Direction à remplir son rôle « citoyen » en participant à la relance de l’économie.
En effet, en période de crise, pour relancer l’économie, il faut augmenter les salaires (pour donner du pouvoir d’achat) et l’emploi. Agir autrement revient à attiser la récession.
Au sujet des 260 emplois qui ne seront pas « créés » (20.220 – 19.960), si nous nous expliquons les 135 emplois liés aux non créations d’agences (45 x 3ETP), un mystère demeure sur les 125 autres postes. Seule la CGT s’en est inquiétée et interroge le Directeur Général.
Serait-ce consécutif à la suppression des postes de Conseillers « Pro » au profit de la création de postes de Directeurs d’Agence avec portefeuille « pro », ou autre ?
Sur les 125 emplois, M. Nanquette les qualifie de « trait de crayon au regard des 20.000 salariés ».Cela est exact, mais au regard des 500 créations d’emplois nettes prévues dans le plan initial, nous assistons à une baisse de 25%... le trait s’épaissit !
Information sur diverses évolutions du fonctionnement des Unités Métier de la DSBa
La Direction annonce de nouvelles suppressions d’emplois (le trait de crayon s’épaissit) sur ce secteur. Là, il s’agit de la suppression de postes de Responsables Métiers.
Ainsi, d’ici 2013 sur la Banque Courante, les Unités Métiers de Montpellier et Nice dépendront de Marseille, Grenoble de Lyon, Strasbourg de Dijon, Rouen de Roubaix et Rennes de Nantes.
Pour les Unités Images, Nancy dépendra de Champs sur Marne, Poitiers de Clichy et Marseille de Lyon.
Ce n’est plus un trait de crayon, c’est un super jet de TGV.
A l’interrogation de la CGT, la Direction indique que ces rattachements n’annoncent pas des fermetures de sites, tout en indiquant qu’une équipe n’est viable que si ses effectifs sont supérieurs à une fourchette « entre 15 et 20 ETP ».
De nombreuses questions relatives aux organigrammes, regroupements d’équipes, aux fiches missions, aux rémunérations ne recueilleront pas de réponse, car la majorité « CFDT et SNB-CGC » a refusé de poursuivre le sujet lors d’une séance de consultation.
Au sujet des départs de LCL de 4 Responsables d’UAC, les annonces faites dans le personnel tendent à faire croire que ces derniers partiront en retraite. Le hic, c’est qu’ils n’ont pas l’âge requis. Aussi la Direction est invitée à s’exprimer sur le mode de rupture à intervenir.
Sur le sujet de la gestion « collective des suppressions d’emplois en DSBa » face au renoncement des syndicats CFDT, SNB-CGC et de FO-LCL la Direction gère de manière individuelle et opaque les ruptures de contrat. De source proche du dossier, les actuels Directeurs, partiront avec une indemnité supérieure à 130.000€ et seront pris en charge par la collectivité jusqu’à leur retraite. Scandaleux, non ?
Cette gestion « à la gueule » est liée au laisser faire de vos syndicats CFDT, SNB-CGC et FO-LCL qui ont refusé de faire appliquer la Loi.
Information sur les évolutions de la RPC et de la RVA des ACL en 2012
La présentation soporifique qui nous est faite, démontre s’il le fallait encore, que les critères fixés par la Direction sortent d’esprits malades de quelques technocrates.
Sur ce sujet la CGT a rappelé sa revendication de voir intégrer ces éléments variables dans le salaire fixe.
Avis sur le projet d'avenant à l'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
A l’exception de la CFE-CGC (le SNB) les autres Elus rejettent le projet présenté par Mme Broches.
Pour FO, le texte présenté est un « brouillon », pour la CFDT un « catalogue de bonnes intentions ».
Pour la CGT, ce nouveau texte est contraire à la législation et surtout contraire aux dispositions de l’accord sur le travail à temps partiel (signé entre autre par la CGC). Mais qu’importe les directions de LCL et de la CFE-CGC, s’en moquent. L’intérêt est de faire croire…
Alors que la Loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes fêtera en 2012 son 10ème anniversaire comment expliquer qu’au LCL, aujourd’hui et hélas encore pour quelques décennies, l’égalité de traitement n’est pas de mise ?
Lorsqu’il s’est agit de supprimer des milliers d’emplois la Direction, la CFE-CGC, la CFTC et FO-LCL ont mis les moyens financiers pour arriver à leurs fins, et ce en moins de trois ans ; en effet l’accord « DAFC » a coûté plusieurs dizaines de millions d’euros au LCL.
Si la volonté de LCL est d’être une entreprise responsable, il convient qu’elle aligne les millions, pour régulariser les situations des femmes qu’elle a volontairement laissées pour compte !
Le CCE a émis un avis négatif sur le texte proposé.
Pour : SNB – Contre : CFDT et CGT – Ne veut pas froisser LCL : FO-LCL.
Mme Broches aussi intransigeante que d’habitude, indique qu’elle appliquera unilatéralement les dispositions qu’elle a décidées. Une nouvelle preuve de mépris, s’il en fallait.
Points divers relatifs au fonctionnement du CCE
Demande d’acompte sur la subvention 2012 du CE Nord Ouest
Le Comité d’Etablissement du Nord Ouest géré par la CFDT accuse une impasse financière. Il sollicite donc le CCE pour obtenir une avance de 48.000€.
L’ensemble des Elus pour ne pas priver les salariés des activités sociales, accepte le versement d’une avance. Il conviendra aux Elus locaux des autres syndicats (SNB-CGC et FO-LCL) et à la Direction de veiller à une meilleure gestion de ce Comité d’Etablissement.
CCE Vacances : Augmentation de la subvention au forfait pour les dossiers partenaires et sélections
A l’unanimité, les élus valident la proposition soutenue par la CGT visant à augmenter les subventions au forfait qui n’avaient pas été revalorisées depuis de très nombreuses années.
Questions diverses
Le Secrétaire Général informe la plénière, que la Mutuelle du Personnel LCL (administrée par FO) a assigné le CCE le 23/11/11. FO, via la Mutuelle, réclame au Comité Central d’Entreprise du LCL et à la Direction une indemnité de 42,8 M€.
La DRH indique que la mise en place de la nouvelle complémentaire santé a été faite « dans la règle de l’art », que le risque est inexistant.
Toujours est-il que si le CCE-LCL et LCL sont condamnés (sait-on jamais), FO-LCL porterait la responsabilité de la fermeture des centres de vacances, auxquels le personnel est attaché. LCL sera le grand gagnant, puisqu’il réalisera une plus value substantielle lors de leur vente. Il est regrettable que faute d’avoir contesté par voie de justice l’accord « complémentaire santé » ce syndicat passe par un chemin détourné !
La prochaine réunion du CCE se tiendra le 12 janvier 2012.
La gouvernance de LCL vient de changer. Pour atteindre l’objectif demandé, son effectif est augmenté de 6 membres, passant de 5 à 11.
Pourtant LCL avait promis, dans son plan Centricité, une augmentation des effectifs du réseau pour répondre aux attentes des clients. Rien n’a encore été fait depuis le début de l’année !
Et c’est bien là le problème, car seule la Direction Générale bénéficie d’une augmentation d’effectif … et nous n’en doutons pas ils s’accorderont des augmentations de salaire !
Alors ce ne sont pas quelques conventions managériales « bienvenue » qui vont suffire à améliorer l’accueil et les conditions de travail à LCL.
Les exigences de la Direction ne peuvent s’accompagner que par une augmentation des effectifs dans les agences et services.
Quant aux futures négociations salariales, on peut craindre le pire. CASA impose en lieu et place d’augmentations de salaires des gadgets. Au PERCO s’ajoute PAGA (Plan d’Attribution Gratuite
d’Actions). Ainsi pour l’exercice 2011, 60 actions seront attribuées aux seuls salariés encore en activité en 2013, ces actions seront disponibles au mieux en 2015.
Lors du CCE du 11 octobre 2011, la Direction annonce une actualisation de son plan Centricité, pour novembre. Il est fort probable qu’elle parlera d’économie, et de report sur les projets en
cours.
Aujourd’hui, face à la crise, seules des augmentations récurrentes de salaires, permettront de relancer l’économie réelle et assureront du travail à nos enfants. Il est à noter que dans le groupe
bancaire ARKEA la mobilisation des salariés a permis l’obtention d’une augmentation de 100 € mensuels.
200 € mensuels au LCL pour tous,
c’est possible, nécessaire, justifié et réaliste
!
Cette séance plénière ordinaire est ouverte sous la présidence d’Anne Broches – DRH.
Compte tenu de l’actualité, le Directeur Général, Yves Nanquette, est venu commenter les résultats semestriels de LCL et apporter une analyse sur la crise.
Yves Nanquette se veut rassurant. Il précise que les résultats du 1er trimestre s’inscrivent dans le plan « centricité ». Les arguments qu’il développe ensuite sont ceux repris dans la note « conjoncture financière et commerciale du 14 septembre 2011 » réalisé par le Crédit Agricole.
Il confirme la solidité du groupe avec ses 70 milliards de fonds propres.
Sur la question des liquidités il précise que le programme du groupe est conforme aux besoins.
Yves Nanquette confirme que LCL et CASA vont continuer à accompagner les clients dans leurs besoins, etc.
Il termine en affirmant que le souci du Comité Exécutif tout comme celui du Conseil d’Administration est la pérennisation de l’entreprise (maintien de l’emploi), la satisfaction de la clientèle et la reconnaissance des salariés du LCL.
La CGT dans son intervention rappelle que LCL et CASA font des bénéficies énormes, que la liquidité est présente, que le Groupe a énormément de fonds propres. Ainsi les évènements actuels ne doivent pas servir aux directions de banques pour imposer une rigueur salariale.
Pour la CGT, afin de sortir de la crise il faut donner du pouvoir d’achat aux salariés afin de relancer l’économie réelle. Si les banques venaient à faire des plans d’austérité (nous notons positivement les propos du DG sur l’emploi), elles se suicident.
Nous confirmons que pour sortir de la crise il faut des augmentations de salaires pérennes et collectives et non pas favoriser les « à côté » (intéressement, participation ou autre gadget –perco).
Nous profitons de la présence du DG pour lui rappeler le litige qui nous oppose à la DRH sur les médailles du travail (où plus de 6000 salariés se voient spolier dans l’attribution d’une médaille), les DAFC (le chantage fait par la Direction « portage/renoncement doublement prime »).
Anne Broches sur les questions relatives aux salaires précise que la NAOE va s’ouvrir et que les points suivants de l’ordre du jour démontrent que LCL y est attentif !
NOEL AVANT L'HEURE
Opération de parrainage de recrutement : 500€ en bons d’achat par « nouvel embauché ».
Anne Broches exhausse son vœu. Elle met en place un système de recrutement par « parrainage », et en guise de récompense accordera au parrain, 500€ en bons d’achat
(soit 385€ après cotisations sociales) dès l’entrée du filleul dans l’entreprise.
Elle indique rester très attentive au fait qu’il n’y ait pas de chasseurs de prime.
On ne sait jamais, qu’un Directeur Régional soit tenté de faire rentrer ses potes chez LCL !
Accord relatif au Plan d’Epargne pour la Retraite COllectif (PERCO) :
La CFDT et le SNB (FO diffère sa réponse) conviennent avec la Direction de la mise en place d’un PERCO ouvert à l’ensemble des salariés du LCL. L’abondement sera
plafonné 400€ pour 1600€ épargnés.
Pour 2011 en guise de cadeau de « bienvenue » l’abondement sera doublé (800€ pour 1600€ épargnés).
Pour la CGT :
notre Société ne doit pas être basée sur le modèle du libéralisme américain.
le PERCO tend à pallier les régimes de retraite (sécurité sociale et complémentaire).
le risque des marchés financiers est trop important (qu’en serait-il pour un collègue ayant constitué son épargne retraite en titres CASA, qui
partirait aujourd’hui ?).
le PERCO ne participe pas au financement de la protection sociale.
les abondements versés au titre du PERCO viendront en déduction de l’enveloppe « NAOE ».
La CGT refuse de voter, car avant toutes décisions sur un projet, elle consulte ses adhérents.
La CGT demande à la Direction d’accorder une prime du montant de l’abondement pour les salariés qui refusent ou ne peuvent pas souscrire au PERCO. Refus de la
Direction.
Le CCE émet un avis favorable.
Pour : CFDT, SNB / Ne participent pas au vote : CGT, FO, CFTC
Mise en place, par accord avec le personnel concerné, d’un régime de retraite supplémentaire à cotisations définies pour les cadres hors classification de CLSA
LCL pour s’assurer que ses vassaux lui soient
fidèles et appliquent bien tout ce qui sera décidé, en guise de récompense, leur propose un régime de retraite supplémentaire. Le taux des cotisations sera de 6%, dont 4 pris en charge par LCL !
Comme l’a souligné Anne Broches en négociations : Certains auront le BEURRE (PERCO) et la CONFITURE !!
La CGT dénonce la décision inéquitable de la Direction, qui privilégie 300 individus au détriment de l’ensemble des 19700 autres salariés du LCL.
Nous demandons que l’ensemble des salariés en bénéficie (pour un salaire moyen de 30000€, LCL verserait 1200€, le collègue 600€ bien plus que pour le PERCO !).
Refus de la Direction.
Le CCE a rejeté le projet de la Direction.
Contre : CGT, CFDT, CFTC – Abstention : SNB – Ne prend pas part au vote : FO
L’attitude de la Direction conduit les Elus à dénoncer ce traitement inéquitable. Ils ont donc adopté une motion votée par la CGT, FO et CFTC, et mandaté le
Secrétaire Général du CCE afin de prendre toute disposition (étude- action) en vue de voir annuler cette disposition octroyant un avantage catégoriel non justifié.
A suivre de près…
Aménagement de la procédure relative aux droits à jours de congé supplémentaire pour fractionnement.
Au lieu de procéder à la signature d’un avenant à l’accord sur la réduction du temps de travail, la Direction aménage, à sa bonne franquette, la procédure (plus
avantageux pour elle).
Seule la CGT souhaite la signature d’un avenant à l’accord de septembre 2000, ce qui, assurera une meilleure garantie pour les salariés. Un avenant aurait permis
d’accorder à l’ensemble des salariés 2 jours supplémentaires de congés en remplacement des jours de fractionnement, et ce, pour éviter tous les blocages qui ne manqueront d’intervenir via des
hiérarchiques zélés.
Les autres syndicats, tout en dénonçant la décision unilatérale de la Direction de faire signer individuellement aux salariés un renoncement au bénéfice des jours
de fractionnement, se contentent de l’aménagement proposé par la DRH ! Ils pourront ainsi régulièrement crier « au scandale » et laisser faire !
Complémentaire Santé et Allocation rentrée scolaire.
FO dénonce le fait que les collègues qui ont oublié de déclarer leurs enfants à APRIONIS, mais qui se sont souvenus qu’ils en avaient pour bénéficier des
allocations rentrées scolaires, etc. reçoivent d’APRIONIS un courrier les invitant à régulariser leur situation et à payer les arriérés de cotisations.
La Direction précise que les collègues ne peuvent qu’avoir commis une erreur qu’ils vont réparer.
En effet les attestations étant sur l’honneur, la Direction peut utiliser ces déclarations contradictoires pour engager des licenciements pour faute !
Telle n’est pas, à ce jour la volonté de LCL.
Un conseil : Pour celles et ceux qui ont commis une erreur, réparez la rapidement. Ne faites pas de vagues comme un syndicat semble le faire, par pur calcul
électoral.
La prochaine réunion ordinaire aura lieu le 11 octobre 2011.
LCL
UNE DIRECTION
D'UN AUTRE TEMPS
point d’actualite
Le Crédit Lyonnais, sur instruction de Jean-Paul Chifflet et Yves Nanquette, invite plusieurs milliers d’anciens salariés à se présenter devant ses collaborateurs des lignes RH, munis de leur pièce d’identité et de leur contrat d’adhésion à la préretraite « DAFC ».
L’objectif de la Direction est simple ; contraindre nos anciens collègues à renoncer à une partie de leur droit prévu dans l’accord signé le 18 juillet 2007 par la Direction et les syndicalistes de la CFTC, du SNB et de FO-LCL, en échange de la poursuite du paiement de leur rente jusqu’à ce qu’ils atteignent le nouvel âge légal de départ à la retraite (entre 4 et 12 mois selon les âges).
La CGT est donc intervenue afin que LCL respecte l’intégralité des clauses de l’accord et cesse ce genre d’intimidations.
Le Président du CCE refuse de répondre arguant que ce point n’est pas à l’ordre du jour !
La Direction a également refusé de répondre à la question sur les médailles du travail qui, de par un « accord » signé par des organisations syndicales prive plus de 7000 salariés encore en activité du bénéfice du versement d’une prime !
Information sur le projet « BIENVENUE » relatif a l’accueil en agence
Dorénavant, LCL va exiger que l’ensemble des équipes reçoive les clients à l’ouverture de l’agence (matin et après-midi) avec un sourire et un mot d’accueil « bienvenue au LCL ». Nous passons sous silence la cérémonie du « café ou du verre d’eau », tellement nos dirigeants sont grotesques.
Les petites agences seront épargnées par cette humiliation, car comme d’hab’ à l’ouverture comme dans la journée, les clients sont plus nombreux que le personnel LCL.
Notre tenue vestimentaire va également être revue (longueur de la jupe, la cravate, les collants 12 mois sur 12, un nouveau badge, etc.). La DRH : « S’il le faut je modifierai le règlement intérieur »
La Direction des Ressources Humaines indique être même prête à nous contraindre à hisser les couleurs de LCL. Tout cela dépasse l’entendement, il est grand temps que les salariés réagissent !
Information sur la dénonciation du regime de retraite « garantie 50% » des cadres hors classification
La Convention Collective de 1952 prévoyait lorsque nous partions en retraite, un niveau de revenu supérieur à celui dont bénéficiaient les titulaires de l’Agirc, l’Arrco.
Cette situation fort déplaisante pour la Direction, a conduit (en 1993) les Organisations Syndicales de la CFTC, SNB et de FO à renoncer à cette disposition favorable aux salariés. Dans leur agissement ils ont oublié de supprimer le régime « spécial » dont bénéficiaient les Cadres Hors Classification.
La Direction « répare » l’injustice en dénonçant le régime de nos patrons !
… Et d’indiquer qu’elle présentera en septembre, un régime de retraite supplémentaire pour les 310 cadres dirigeants !
Et pour les 20.000 autres salariés ? Anne Broches annonce la mise en place d’un PERCO (Plan Epargne Retraite COllectif) dont les abondements viendront –n’en doutons pas- en déduction dès 2012 de l’enveloppe des mesures salariales collectives et individuelles. De plus les abondements ne contribuent pas au financement de la protection sociale et donc de la retraite.
Lutter pour l’amélioration des conditions de travail, l’obtention d’un salaire de qualité, pour que LCL vous respecte, sont des préoccupations de vos délégués CGT.
PROCHAIN CCE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011
CCE DU 17 MAI 2011
LA D.R.H. DÉSAVOUÉE
PAR TOUS LES ÉLUS DU C.C.E.
POINT SUR L’AVANCEMENT DU SCHEMA DIRECTEUR IMMOBILIER (SDI) ILE DE FRANCE
La Direction a présenté l’an passé un aménagement du SDI initial, qui prévoyait la construction d’un immeuble supplémentaire de 10.000 m2 sur Villejuif. Surprenante attention de la part d’une
Direction peu
sociale !!! L’heure de vérité a sonné, et pour cause :
FERMETURE DE L’AGENCE COMMERCIALE DE RECOUVREMENT DE LYON !
Après avoir fermé l’ACR de Tours et transféré l’activité sur Villejuif, la Direction, au nom du regroupement opérationnel des activités de recouvrement, annonce leur centralisation sur Villejuif
et donc la fermeture du
site lyonnais. Malgré le professionnalisme reconnu des 18 collègues de l’ACR Lyon, LCL va, à défaut de mobilité sur Villejuif, les contraindre à se reconvertir vers un autre métier pour rester
sur la région lyonnaise.
Cette opération, qui n’entre pas dans le Plan Centricité Client et sans aucune justification opérationnelle, contrairement aux écrits de la Direction, entrainera la suppression de 18 emplois
supplémentaires sur Lyon.
Puisqu’il reste encore des m2 inoccupés sur le site de Villejuif, cette opération laisse présager de nouvelles suppressions d’emplois dans les régions, pour une « centralisation » sur Villejuif.
DAFC
INCIDENCE DE LA LOI SUR LES RETRAITES POUR LES SALARIES PARTIS EN PRERETRAITE
Comme prévu dans l’accord initial, LCL doit mettre en place un portage supplémentaire, afin que les collègues partis en préretraite, bénéficient d’une retraite à taux plein « sécurité sociale
».
L’attitude d’Anne Broches qui bafoue délibérément la Loi en refusant de doubler l’indemnité de départ, est inqualifiable. En effet, alors que l’accord DAFC prévoit le versement d’une indemnité
calculé sur la base de l’indemnité légale de licenciement, Madame Broches, par l’usage de subterfuges maladroits, essaie d’échapper à ses obligations et de léser gravement les collègues
concernés.
La Loi scélérate de 2010 sur les retraites a pour conséquence que des collègues, partis dans le cadre des préretraites, ne bénéficieront plus de la retraite dès leur 60ième anniversaire et
devront donc cotiser entre 4
et 16 mois supplémentaires.
Prétextant l’aspect négatif de la nouvelle législation, Anne Broches pensait contraindre les syndicats signataires du texte initial (SNB et FO-LCL), à valider une interprétation de ce dernier,
qui en échange d’un « portage supplémentaire » interdirait tout recours juridique aux salariés.
L’ensemble des syndicats a refusé ce scenario basé sur le chantage.
Un peu groggy, Anne Broches pour reprendre ses esprits a suspendu la séance et a quitté la salle avec les membres de la Direction. A son
retour, elle a annoncé, « rageuse », que « prenant ses responsabilités », elle s’adresserait directement à chacun des 2200 salariés concernés en leur indiquant que s’ils veulent bénéficier d’une
retraite à taux plein (conséquence de la Loi), ils devront renoncer à toute action en justice pour faire valoir leur droit au doublement de la prime (application de l’accord), droit confirmé par
des juridictions d’Appel.
Georges Pauget et Christian Duvillet qui bénéficient de retraites chapeau et de la prise en charge par le groupe CASA des
incidences néfastes de Lois récentes, doivent bien rigoler… Il est vrai que lorsqu’on ramasse respectivement 780 000€ et 560 000€ par an à ce titre, on a du mal à comprendre que des salariés qui
ont passé 35 ans, voire plus, chez LCL, aient le toupet de défendre leurs droits !
En guise de protestation, l’ensemble des élus quitte la réunion.
LA PROCHAINE PLÉNIERE SE TIENDRA LE JEUDI 16 JUIN 2011.
CCE DU 10 MARS 2011
POUR LCL, COMPARER LE COEFFICIENT D’EXPLOITATION A CELUI DES BANQUES CONCURRENTES : OUI !
COMPARER LE SALAIRE A CELUI DES BANQUES CONCURRENTES : NON !
INFORMATION SUR LES RESULTATS LCL EN 2010
Isabelle Garrouste et Yves Nanquette nous font une présentation succincte des résultats 2010, l’analyse détaillée sera réalisée en juin 2011 après que l’expert, nommé par les Elus, ait transmis
son analyse. Sur les résultats 2010 de LCL Banque de proximité, la CGT constate une progression de 16,8%, passant de
671 millions d’euros à 706 millions d’euros. Ce résultat est le fruit du travail de l’ensemble des salariés. Et pourtant, seulement 25 % du personnel a perçu des mesures générales pérennes, pour
un montant de 3 millions d’euros, soit à peine 0,42 % du résultat net.
www.lcl.fr
La proposition CGT de 200 € mensuels pour tous représenterait à peine 10 % du résultat net. Il en resterait encore assez pour les investissements et surtout pour l’actionnaire. En ce qui concerne
le coefficient d’exploitation, comme chaque année, nous constatons une différence entre
ce qui est annoncé publiquement aux marchés (65,3 %) et ce qui est annoncé aux salariés 66,3 % (intégrant les comptes propres et divers, anciennement dénommé Holding) que LCL veut ramener à 64,9
%.
L’amélioration du coefficient d’exploitation, d’ici fin 2013 n’est donc pas de 0,4 %, mais de 1,4%. Et encore, connaissant la politique menée au fil de l’eau et la pression des
actionnaires, la CGT ne serait pas surprise que le secret espoir de la Direction Générale est que LCL soit dans la moyenne des coefficients
d’exploitation des principaux concurrents dans la banque de proximité, soit 60%. La Direction a pour cela deux solutions, soit augmenter très sensiblement le PNB de 3 et 4 points par an et donc
demander un effort supplémentaire à tous les salariés, soit réduire les charges, notamment du
personnel et pourquoi pas envisager la fermeture d’agences en milieu rural qui ne seraient pas suffisamment rentables.
En ce qui concerne la provision pour risques, elle diminue de 17,2 %, surprenant en période de crise ! La CGT espère que cette provision, dans un cadre de crise économique, ne soit pas sous
évaluée, en particulier dans les entreprises et sur l’immobilier, faute de quoi les résultats 2011 seraient négativement
impactés et ce serait une fois de plus les salariés qui en subiront les conséquences. Au sujet du coefficient d’exploitation, Yves Nanquette précise que nos prix de revient doivent être
comparables à ceux de nos principaux concurrents, BNPP et SG. Si cela n’était pas possible, LCL prendra
des mesures plus lourdes.
Sur les éventuelles fermetures de points de ventes, les mesures prises dans le cadre de « centricité » permettront d’apprécier leur position sur le marché. Au sujet des risques, les experts aux
comptes qui en ont procédé l’analyse, les ont validées.
FONCTIONNEMENT DU COMITE CENTRAL D’ENTREPRISE
MODIFICATION DU REGLEMENT INTERIEUR DU CCE
La modification visait à évincer la CFTC de l’ensemble des Commissions de travail du CCE. FO-LCL prétend s’opposer à la modification, mais puisque celle-ci va lui accorder des moyens
supplémentaires, se dit « être prête à faire le grand écart » sic ! La CGT développe les conséquences des modifications proposées, sur les conditions d’exercice du mandat
de l’Elu de la CFTC, qui siège actuellement en plénière (sur les 40 élus, la CFTC n’en possède qu’un). Il ne lui sera plus possible d’exercer sa mission. Par cohérence et non
opportunisme, nous demandons aux Elus de surseoir à la modification du règlement intérieur du CCE. Notre argumentation, au grand dam de FO
et de la DRH est retenue. Pour FO-LCL qui s’était déjà réparti la dépouille de l’ours, c’est la bérézina ! Les Elus de la plénière décident de reporter ce point en 2013, juste avant le
renouvellement du CCE.
MODIFICATION DU COUT D’INSCRIPTION AUX CHALLENGES ET FINALES DU CCE
Dans le cadre de ses activités, le Comité Central d’Entreprise organise, via les comités locaux des rassemblements sportifs. Le CCE demande une participation de 60 € par compétiteur (hébergement
2 jours, transport, repas compris). L’ensemble des Syndicats a convenu de revaloriser cette participation à 100 €.
Coup de théâtre, FO-LCL comme annoncé plus haut, fait le grand écart. Le CCE a émis un avis favorable à cette revalorisation. Pour : CFDT, CFTC, CGT et SNB – Contre : FO
LA VIE DES SALARIES DU LCL
Prime d’intéressement de 500€, les collègues qui ont fait grève pour la défense des retraites et l’amélioration des conditions de travail, ont subi une double peine, car la DRH a décompté ces
absences dans le compteur temps de présence. Ils n’ont pas perçu le billet de 500€ ! (C’est écrit sur la lettre signée Nanquette).
Les collègues, qui n’ont pas fait grève et qui en plus ont fait et déclaré des heures supplémentaires, n’ont perçu qu’un billet de 500€ ! (dixit la DRH).
La CGT se retrouve bien seule à dénoncer la manoeuvre de la DRH. L’état de non droit dans lequel LCL se complet, amène la CGT à exiger de la part de la DRH de respecter l’article D3171-13 du Code
du Travail qui précise : « Dans les entreprises et établissements qui appliquent un
dispositif d'aménagement du temps de travail en application des dispositions de l'article L. 3122-2, le total des heures de travail accomplies depuis le début de la période de référence est
mentionné à la fin de celle-ci ou lors du départ du salarié si celui-ci a lieu en cours de période, sur un document annexé au dernier bulletin de
paie de cette période. »
Autre bizarrerie, l’enveloppe consacrée à ce supplément étant de 10.581.092,24€ et le montant moyen par bénéficiaire de 436,66€, cela revient à dire que 24.231 salariés se sont partagés le «
gâteau », alors que l’effectif de LCL est de 20.000 salariés. La DRH feint de le découvrir et n’explique pas cet écart, voire grand écart !
Les jours de fractionnement, les chèques vacances, la DRH confirme ne pas vouloir respecter la Loi. Il est décidé d’étudier inter syndicalement les mesures visant à faire respecter la Loi
républicaine. A suivre…
AVIS SUR LE PROJET D’ACCORD RELATIF AU PHENOMENE DES INCIVILITES ET DES VIOLENCES A L’OCCASION DES RELATIONS COMMERCIALES AVEC LA CLIENTELE
La CGT signataire de l’accord au niveau de la profession bancaire, ne signera pas l’accord au LCL, car la Direction s’exonère de reconnaître ses propres responsabilités dans les incivilités et
notamment les éléments déclencheurs cités dans l’accord AFB, à savoir notamment : erreur de la banque, attente au guichet
ou pour obtenir un rendez-vous ou une information, panne ou dysfonctionnement des automates, information considérée comme insuffisante… Ces éléments déclencheurs sont liés au manque d’effectifs,
aux postes vacants, aux restructurations des agences, sans que la clientèle soit avertie bien en amont.
De plus, la Direction demande une attitude comportementale très détaillée et exigeante qui laisse entendre que ce serait le conseiller qui ne respecterait pas le client et non l’inverse.
L’utilisation de cet accord pourrait amener à porter la responsabilité sur le conseiller et non sur l’agresseur et engendrer, éventuellement, des
sanctions envers le conseiller. Bien entendu la crise sociale reste un élément majeur de la montée des incivilités. En résumé, le but de cet accord est de dédouaner la Direction de LCL de ses
propres responsabilités.
Le CCE a émis un avis favorable au texte. Pour : CFDT, CFTC, FO et SNB – Contre : CGT
LA PROCHAINE RÉUNION PLÉNIÈRE SE TIENDRA LE 05 AVRIL 2011
LA DAC EN PDF
AU 21 MARS 2011

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