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Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes.
Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité.
Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.
Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques
de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.
Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet
de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.
Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et
du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.
communiqué de la cgt
La puissance et la détermination qui ont caractérisé les grèves et les manifestations unitaires font du 24 juin la journée d’action syndicale interprofessionnelle la plus forte de l’année
2010.
A 17h30, la CGT a recensé 1 920 000 manifestants dans les 201 points de rassemblements et cortèges qui ont couvert l’ensemble du territoire. Avec des milliers d’arrêts de travail dans les
entreprises du privé et dans les services publics, c’est largement plus de 2 millions de personnes qui ont, d’une façon ou d’une autre, participé à cette action collective soutenue par 68 % de la
population.
Un grand nombre de salariés de toutes professions et de toutes générations ont su relever le défi quelques jours après que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites.
C’est bien la détermination des salariés à empêcher la mise en œuvre d’une réforme inacceptable et injuste qui s’est largement exprimée aujourd’hui.
Des centaines de milliers de voix se sont fait entendre contre un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans, la non reconnaissance des métiers pénibles, des dispositions qui reviennent
à faire payer aux salariés la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Une majorité de français refuse la mise en œuvre d’une réforme des retraites parmi les plus brutales d’Europe, conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de
l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.
Le gouvernement doit entendre les revendications syndicales, les aspirations à plus de justice sociale.
A l’évidence, c’est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste dans ses intentions.
La CGT estime que, forte de l’immense succès de cette mobilisation, l’intersyndicale du 29 juin est confortée dans sa démarche et pour préparer d’autres initiatives.
La CGT considère que l’actuel projet de loi portant réforme des retraites ne doit pas être soumis à l’examen du Conseil des Ministres du 13 juillet. Cette revendication doit être portée sur
chaque lieu de travail.
La CGT exige l’ouverture d’un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d’arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites.
"On vit 100 ans, on ne va pas continuer
à avoir la retraite à 60 ans"
Ce sont les paroles de Laurence Parisot il y a quelques mois. Ce sont celles de Dominique Strauss-Kahn ...
Eh bien non. Je suis désolé de vous décevoir m'sieur dam', mais NON.. . . .
Communiqué CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Paris, le 20 mai 2010
L’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires,UNSA réaffirme sa décision du 6 mai d’appeler les salariés du public et du privé, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi à une journée nationale de grèves et de manifestations le 27 mai pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, les employeurs et peser sur les choix à venir.
La réunion du sommet social le 10 mai et la publication par le gouvernement le 16 mai d’un document d’orientation sur la réforme des retraites ignorant l’essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales les confortent à faire du 27 mai une mobilisation d’ampleur afin que soit réellement donné la priorité à l’emploi, à l’amélioration des salaires et du pouvoir d’achat et à la garantie de l’avenir du système des retraites par répartition.
Concernant les retraites, le gouvernement reste campé sur l’allongement de la durée de cotisations et le report de l’âge légal de départ à la retraite. Taxation des hauts revenus et des revenus du capital, reconnaissance de la pénibilité, harmonisation éventuelle entre le public et le privé…autant d’incertitudes et d’inquiétudes sur ses véritables intentions ! Le gouvernement maintient son calendrier et avance à marches forcées sans prendre le temps ni se donner les moyens d’un vrai débat. C’est inacceptable.
Rien n’est joué, les organisations CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires UNSA appellent les salariés à se mobiliser massivement le 27 mai.
GRÈVE DU 23 FÉVRIER :
UN AVERTISSEMENT QUI DOIT ÊTRE ENTENDU
Environ 5% de grévistes, au niveau national, alors que la CGT, seule, appelait au mouvement, avec des « pics » de 20 à 25% dans certaines Directions de Région. Plus d’une dizaine d’agences fermées.
Les autres Organisations Syndicales ont préféré regarder le train passer et les mesures injustes de la Direction se mettre en place :
- 0 % d’augmentation salariale pour tous, aggravant la baisse du pouvoir d’achat ;
- poursuite de la diminution des effectifs, détériorant les conditions de travail ;
- réorganisation du réseau commercial, entraînant des fermetures d’agences ;
- déplacement de sites, provoquant des allongements de temps de trajet.
Si ces quatre raisons, à elles seules, ne justifiaient pas l’appel à la grève, alors on peut se poser la question « que font les autres syndicats ? »
La Direction doit tirer les conséquences du mécontentement des salariés bien plus profond que celui manifesté lors de cette grève et tout particulièrement des jeunes qui constituent l’avenir de LCL et contre lesquels, la Direction a exercé des pressions inadmissibles.
Il s’agit d’un premier avertissement qui, malheureusement, ne pourra pas être reconduit nationalement demain, du fait du nombre insuffisant de grévistes. Mais à coup sûr ce mécontentement est durable et s’exprimera à nouveau avec, nous l’espérons cette fois-ci, une large unité syndicale.
Ce mécontentement pourra également s’exprimer lors des élections DP et CE du 11 au 17 mars, où les salariés pourront émettre un vote sanction.
La CGT restera toujours à l’écoute des salariés, prendra en compte leur avis, afin d’être force de propositions et d’actions face à la politique d’injustice sociale menée par la Direction.
Le vote CGT lors des prochaines élections sera un vote utile pour aller dans ce sens.
Vous n’avez bénéficié d’aucune mesure générale.
Vous n’avez pas ou peu bénéficié de mesures salariales individuelles.
Votre Rémunération de la Performance Commerciale (R.P.C.) sur l’année est en diminution.
Votre Intéressement/Participation sera mathématiquement en baisse.
Vos points d’Indice de Performance Commerciale (I.P.C.) sont en continuelle augmentation en même temps que la vente de certains produits engrange moins de points.
Vos conditions de travail, du fait du manque d’effectif et de suppressions de postes, ne cessent de se détériorer.
Vous subissez, dans les Unités Métiers, unités fonctionnelles des déplacements ou fermetures de sites entraînant des allongements de temps de trajet (qui constituent un facteur important de stress que l’entreprise refuse de prendre en compte).
Vous subissez, également, ce phénomène dans les points de vente du fait de la réorganisation du réseau commercial.
Vous exprimez régulièrement votre ressenti auprès des délégués C.G.T.
N’y a-t-il pas suffisamment de raisons pour manifester votre mécontentement en participant massivement et activement à la grève du 23 février ?
Malgré ce manque total de reconnaissance de la part de la Direction, vous avez permis que LCL soit la banque qui obtiendra les meilleurs résultats pour 2010.
Par votre contact de proximité avec les clients, vous permettez que LCL passe de la 147ème place à la 5ème place en terme de satisfaction clients, selon une étude toute récente effectuée par Human Consulting Group, auprès de près de 3 millions de clients de 200 grandes entreprises. LCL arrive largement en première place devant ses principaux concurrents bancaires.
Là encore, aucune reconnaissance de la part de la Direction, qui méprise vos efforts et votre conscience professionnelle.
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 23 FÉVRIER 2010
(qui sera reconduite ou pas selon le taux de participation local et/ou national)

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